Une année s’est écoulée depuis mon dernier post. Le temps me manque sans doute mais aussi peut être l’inspiration et je dirais même plus la motivation. Pourtant les statistiques nous montrent qu’il existe bien un public pour nos chroniques archivistiques….

J’ai lu quelque part, il y a déjà plusieurs mois, sur un forum, une charge assez virulente contre les blogs narrant les « mésaventures » de jeunes archivistes diplômés. Nous contribuerions, selon l’auteur du message, à dégrader l’image de la fonction publique par nos aventures de malheureux archivistes intelligents, compétents et incompris face à des collègues fonctionnaires fainéants, incompétents et idiots. Bon. Ce message m’a fait pas mal réfléchir. Il m’a tout d’abord un peu vexée, soyons honnête. En fait, je pense qu’il y a méprise ! Même si je reconnais que les derniers posts étaient peut être un peu trop négatifs et trop éloignés de l’esprit des débuts du blog – peut être consécutif à une certaine lassitude et la sensation de se battre contre des moulins à vent… -, le but de ce blog, au départ, était simplement de narrer, de la manière la plus réaliste possible, ce qui constitue le quotidien d’un archiviste avec ses joies et ses désillusions. Une sorte de défouloir. Un endroit pour partager émotion et frustration. Il est parti de discussions entre collègues et amis. De fous rires mêlés d’agacement lorsque l’on se racontait les anecdotes de notre vie d’archivistes confrontés à un monde extérieur perplexe et sceptiques devant notre tache. Et nous avons pensé que peut être nous pourrions partager plus largement ces anecdotes pour faire rire ou toucher d’autres collègues dans la même situation que nous.

Et puis, rapidement, le blog a été lu beaucoup plus que nous ne l’avions imaginé par avance. Se pose alors peut être la question de la responsabilité…. Je n’ai pourtant jamais eu la sensation de dégrader l’image de la fonction publique à travers ce blog. Je suis toujours la première à la défendre ardemment. Je pense que c’est donner là à Chroniques Archivistiques beaucoup plus d’importance et d’impact qu’il n’en a réellement. Nous ne sommes que des amuseurs et des conteurs. Nous ne faisons que mettre en lumière le fossé qui existe entre les enjeux liés à notre profession et la réalité du monde du travail. En aucune façon nous nous estimons être supérieurs à qui que se soit.

Maintenant, Chroniques Archivistiques a-t-il vraiment une utilité pour quelqu’un d’autre que ses auteurs ?! Je me pose la question. Et je vous pose la question ! :-)